Equipe de celio pouponnot

Tumeurs cérébrales pédiatriques

Celio Pouponnot dirige l’équipe “Signalisation dans la progression du cancer” localisée à l’Institut Curie (IC, Orsay). L’équipe fait partie de l’unité “Signalisation, Radiobiologie et Cancer” IC/ U1021 Inserm /UMR3347 CNRS/ PSaclay.

L’équipe concentre ses travaux actuels sur les tumeurs cérébrales pédiatriques, principalement le médulloblastome (MB), une tumeur pédiatrique du cervelet, mais également à travers diverses collaborations sur d’autres tumeurs pédiatriques du SNC (système nerveux central) dont les AT/RT (Collaboration F. Bourdeaut) et le rétinoblastome (F. Radvanyi). L’équipe a une expertise de longue date dans le domaine de la signalisation dans le cancer. Celio Pouponnot a effectué son post-doctorat sur la voie de signalisation TGFβ/BMP dans le laboratoire de J. Massagué, un leader mondial dans ce domaine. Cette expertise en signalisation bénéficiera à l’étude des interactions ligands/récepteurs (WP2) et en particulier au WP2.2 (signalisation BMP). L’équipe a développé de solides compétences, notamment en signalisation et modèles animaux qu’elle a partagées au travers de diverses collaborations (Cerezo et al., Nat Med 2018 ; Forget et al., Cancer Cell 2018 ; Mahe et al., EMBO Mol Med, 2018 ; Niceta et al., Am J Hum Genet 2015, Pegaro et al., Nat comm 2015, Arnault et al., Clin Cancer Res 2012). L’équipe a travaillé pendant plusieurs décennies sur deux familles oncogènes : les kinases RAF Ser/Thr (Peyssonnaux et Eychene, Biol Cell 2001) et les facteurs de transcription MAF (TF) (Eychene et al., 2008 Nat Rev Cancer).

Les travaux de l’équipe se sont progressivement concentrés sur deux pathologies, le mélanome et le médulloblastome. L’équipe utilise et développe différents types de modèles de cancer, in vitro avec des lignées cellulaires établies ainsi que des cultures cellulaires primaires et in vivo tels que de GEMM complexe et inductible (modèle de souris génétiquement modifiée) avec plus de 6 locis modifiés et 9 allèles différents, la greffe sous-cutanée ou transplantation cérébrale de tumeurs humaines (PDX-PDOX), tumeurs primaires de souris de GEMM, progéniteurs primaires modifiés et lignées cellulaires (CDX). La croissance tumorale peut être suivie par différents moyens, notamment la quantification par bioluminescence (IVIS). L’équipe utilise également des souris immunodéficientes ou immunocompétentes (greffes syngéniques).

Depuis peu, l’équipe concentre presque exclusivement ses projets sur les tumeurs cérébrales pédiatriques et principalement sur le médulloblastome. Cette expertise en signalisation/modèles animaux/tumeurs pédiatriques est bien illustrée par la dernière publication de l’équipe (Morabito et al., EMBO Mol Med 2019) qui décrypte le rôle de la voie TGFβ/Activine dans le médulloblastome et démontre le fort potentiel thérapeutique de son ciblage par des inhibiteurs spécifiques de kinases. L’équipe a également démontré qu’un sous-type agressif de médulloblastome nommé Groupe 3 est dépendant d’une identité anormale sans rapport avec le tissu d’origine, le cervelet. L’équipe a observé une forte dépendance vis-à-vis de deux TF dont l’expression est restreinte à la rétine (Garancher et al., Cancer Cell 2018) qui établissent cette identité rétinienne anormale. Leurs travaux actuels portent sur la compréhension de la biologie du G3 MB qui est de mauvais pronostic et sur l’échec de la radiothérapie (RT). Dans ce contexte, l’équipe de Celio Pouponnot a mis en place un modèle MB G3 in vivo qui sera adapté pour mettre en place les conditions d’un criblage in vivo sur progéniteurs primaires (WP3). Le crible sera développé avec l’équipe de D. Herzeg.

En cas de succès, cette mise au point d’un crible in vivo sur cellules primaires bénéficiera à tous les membres du consortium et sera partagée avec la communauté de la recherche pédiatrique. Dans le cadre du WP3, l’équipe a commencé à constituer un groupe sur les organoïdes et les tumoroïdes au sein du consortium pour partager expérience et compétences. B. Duvillie dans l’équipe participera activement à ce groupe. Des projets sur la radiothérapie seront également développés. L’équipe étudie comment G3-MB échappe à la RT à l’aide de différents modèles expérimentaux. L’un d’entre eux sera utilisé dans le WP2 (O. Ayrault, T. Mercher, JY. Blay). Le WP2 bénéficiera des analyses réalisées sur ce modèle et de données scRNAseq et RNAseq publiées. Dans ce contexte, l’équipe a mis en place différents panels d’anticorps FACS pour étudier les composantes stromales. Ce panel est central dans le WP2, toutes les équipes impliquées pourront bénéficier de cette expertise.

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